Draguignan : La CGT mobilise pour la sécurité sociale

Le 17 octobre 2014:

Alors qu’à l’Assemblée nationale, les députés vont prochainement examiner le projet de loi de Financement de la sécurité sociale pour 2015, la CGT engagée dans une campagne « pour la reconquête de la Sécurité sociale », a manifesté dans toute la France et à Draguignan le jeudi 16 octobre, à l’occasion d’une première journée de mobilisation interprofessionnelle.


Article d'Isabelle AVRAN. Dessin: FAUJOUR






Le gouvernement a présenté le 29 septembre le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2015, qui repose sur de nouvelles coupes budgétaires. Aux 3,2 milliards d’économie sur l’assurance maladie s’ajouteraient 700 millions sur la branche famille. Des perspectives qui rendent d’autant plus nécessaire la mobilisation nationale du 16 octobre.  D’abord, l’annonce des déficits. Comme pour préparer le terrain. Comme toujours, celui des restrictions. Le déficit des quatre branches de la Sécurité sociale (maladie, accidents du travail et maladies professionnelles, famille, vieillesse), initialement prévu sous le seuil de 10 milliards en 2014, devrait atteindre environ 11,7 milliards, retardant l’objectif d’un retour à l’équilibre. Ensuite, le remède.La ministre de la Santé, loin d’envisager de nouvelles recettes, – les cotisations patronales, au contraire, sont réduites –, annonce une nouvelle purge, dont les salariés, les familles, feront les frais les premiers. Marisol Touraine affirme qu’il n’y aura pas de déremboursement ni de réduction de la prise en charge des soins, mais le gouvernement vise 3,2 milliards d’économies sur la branche maladie et environ 700 millions d’euros sur la branche famille pour 2015. Au grand bonheur du Medef. L’hôpital en première ligneConcernant la branche maladie, l’hôpital est particulièrement ciblé. Les restrictions passeraient par une réduction des séjours hospitaliers et par le développement du retour à domicile le jour même de l’intervention chirurgicale. Les agences régionales de santé superviseraient les prescriptions des hôpitaux et pourraient les sanctionner si elles jugeaient – d’un point de vue comptable – qu’ils prescrivent trop. Les hôpitaux sont priés de dégager des économies par une mutualisation de services (blanchisserie, systèmes d’informations, achats…). Le gouvernement souhaite que se développent les médicaments génériques et un « bon usage des soins » avec une réforme du mécanisme de régulation des remboursements de médicaments, ou encore un nouveau mécanisme d’encadrement des traitements liés à l’hépatite C…



  Catégorie  : Social.

Postez votre commentaire

*