Gilets Jaunes de Draguignan : Une douce colère

Le 29 novembre 2018


Reportage Jean Claude Honnorat

Depuis la manif nationale et fondatrice du 17 novembre, ils n'ont manqué aucun rond-point de Draguignan, rejoignant même quelquefois le péage du Muy.

Les gilets Jaunes de Draguignan sont un groupe variable de douze à cinquante citoyens et plus selon les jours, selon les nuits.

Leur seule présence électrise gentiment les automobilistes qui pour la plupart les saluent au passage.

Les poids-lourds sonnent de leur trompe de brume déclenchant les bravos et des frissons dans le dos.

Ils viennent de tous les milieux, plutôt de la "France d'en bas", comme s'en revendique Nadège, ancienne chef d'une entreprise de transports faillie par les taxes et les concurrences Est-Européennes .

Une auto s'arrête, un bras tend une brioche, on se salue, on fraternise.

« Il faut que quelque chose se passe , on n'en peut plus »

"Il faut que Paris nous écoute et nous reçoive..."

"Mais Paris n'est pas la France !"

Rendez-vous est pris pour la prochaine manif, sans blocage, avec klaxons et sourires, une parenthèse dans 30 ans de régression sociale...

« Il s'est passé un truc dans notre dos » sourit Nadège...

JCH
Catégorie  : Social.

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