Guerre d’usure autour de la maison squattée des Arcs-sur-Argens

Le 18 février 2021


Reportage Francis et Cynthia Bieux


La maison familiale de Jean-Philippe, située aux Arcs-sur-Argens (Var), est squattée depuis septembre 2020 par plusieurs familles. Malgré une décision de justice ordonnant leur expulsion sans délai, le préfet souhaite attendre la fin de la trêve hivernale, au grand dam des propriétaires. Pour faire avancer le dossier, ces derniers ont décidé d'écrire au président de la République.





Ils ont hérité d'une maison aux Arcs-sur-Argens (Var) qu'ils comptaient revendre mais, depuis septembre dernier, ils n'y sont plus les bienvenus. Les deux propriétaires, Jean-Philippe et sa sœur, ont été chassés par des squatteurs qui ont réussi à entrer illégalement dans le pavillon.


Des hommes, des femmes et des enfants ont emménagé comme s'ils étaient chez eux et ont même apporté leurs effets personnels. "Des tables, chaises, tapis, une madone a été installée dans la pièce principale. Je ne sais même pas ce que sont devenus les meubles, les affaires et souvenirs de ma mère", confie le quinquagénaire qui peut compter sur le soutien des habitants des Arcs-sur-Argens. "La situation est insupportable", lâche-t-il.



Le préfet repousse l'expulsion


Dès le lendemain de l'installation des squatteurs, Jean-Philippe s'est rendu sur place et a appelé les gendarmes qui ont constaté l'intrusion. Pour autant, les familles n'ont pas déménagé. L'homme a donc déposé plainte et a fait appel à la justice. Il a eu gain de cause en obtenant un avis d'expulsion le 3 novembre dernier. Malgré cette victoire, rien n'a évolué. La balle est désormais dans le camp du préfet puisque c'est lui qui doit mobiliser les forces de l'ordre afin d'expulser les squatteurs.



Emmanuel Macron contacté


Totalement écœuré par cette situation, Jean-Philippe espère obtenir l'aide du président de la République et du gouvernement. Il a décidé de leur écrire afin d'obtenir au plus vite le départ des squatteurs. De plus, l'avocat du propriétaire n'exclut pas de saisir le tribunal administratif afin que le préfet revienne sur sa décision et de demander une indemnisation de l'Etat pour le préjudice subi par Jean-Philippe et sa sœur.

Cette histoire rappelle celle vécue par Roland à Toulouse (Haute-Garonne). L'octogénaire avait également vu des squatteurs prendre possession de sa maison. Pendant près de cinq mois, il n'avait pas pu récupérer son bien alors qu'il souhaitait le revendre. Finalement, grâce à une forte mobilisation et à la médiatisation de l'affaire, les occupants avaient fini par partir, le 11 février dernier, en laissant une maison dans un piteux état.

Texte Midi Libre













 
























Catégories : Justice.

Un commentaire

  1. Solidaire et triste de voir que les lois protègent les voyous.

    Weber, 1 week ago


Postez votre commentaire

*