25 septembre : Hommage national aux harkis, OUI MAIS….

Le 24 septembre 2014:

Bien avant d'être reconnus pour leur sacrifice au service de la France, les harkis rescapés des massacres de l'indépendance algérienne ont, en France été parqués pendant une quinzaine d'années dans des camps isolés, dans une précarité culturelle et sanitaire totale. Pourquoi ? Le gouvernement du général De Gaulle qui s'était affronté aux tenants de l'Algérie française pendant les 4 dernières années de la guerre d'indépendance craignait que l'OAS et les harkis  constituent une menace intérieure).


En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de Saint Laurent des Arbres, dans le département du Gard.Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du village.A l’époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l’Ardoise, ceinturé de barbelés et de miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l' isolement total de la société française.Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un seul aujourd'hui se décide à parler.39 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser le camp de la honte.

Ce reportage de Jean Claude Honnorat et Anne Gromaire a déjà reçu plus de 58.000 visites (Dailymotion et Vimeo)

 

  Catégorie  : Cérémonies.

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