L’ABBAYE DU THORONET

Le 16 juillet 2013


Visite...Pas un être humain, quelques fleurs et leurs abeilles, et cette voix qui descend des voûtes et vous rend mystique. Silence, écoutez les images de Yves, virtuose de Canal-D


L’Abbaye du Thoronet a été fondée en 1160 en Provence, pour une communauté de vingt moines seulement, sans compter les frères lais, à une époque où celle-ci relevait du Saint-Empire romain germanique sous l’autorité de Frédéric Ier Barberousse (1152-1190). L’empire s’étendait alors de la Bohême au Rhône. Le Thoronet constitue la première présence cistercienne dans cette région.

Mais, avant de fonder l’abbaye du Thoronet, la première communauté de moines venus de l'abbaye de Mazan (Ardèche) s’installe, le 14 avril 1136, sur la commune de Tourtour, àNotre-Dame de Florielle, à une journée de marche au nord-ouest de l’actuel site du Thoronet. Cette première implantation a lieu grâce au don d’une partiedes terres de la famille Castellane. Malgré d’autres dons importants en terrain, la nouvelle communauté installée à Notre-Dame de Florielle ne trouve pas les conditions idéales à son développement et décide alors de se déplacer sur une des terres qu’elle possédait déjà et qui lui avait été léguée par le catalan Raymond Bérengercomte de Provence. La charte de donation est datée du 18 des calendes d'avril 11467.

Le premier acte de fondation de 1157 marque l’abandon définitif du site de Notre-Dame de Florielle qui devient un simple prieuré, pour le massif de l’Urbac dans la forêt de la Darboussière au sein de la seigneurie de Séguemagne, lieu d’implantation de la nouvelle abbaye8.

L'abbaye ne tarde pas à connaître la prospérité, à la suite des nombreuses donations qui affluent, notamment de la part des seigneurs de Castellane. Jusqu'au milieu du xiiie siècle, les donations permettent à l'abbaye d'organiser son économie autour de l'agriculture et de l'élevage9. Au xive siècle, le Thoronet, comme bien d'autres abbayes cisterciennes, connaît peu à peu le déclin. Les révoltes internes puis, plus tard, les guerres de religion entraînent la défection des moines de l'abbaye qui, en 1787, est rattachée à l'évêché deDigne-les-Bains. Pendant un siècle environ une vingtaine de moines y vécurent mais, à la Révolution, il ne restait plus que sept religieux dans un état voisin de la misère, puisque l'un deux écrit que « la maison est plus propre à servir d'écurie qu'à y loger. »

En 1791, la vente du monument comme bien national est annoncée. Vendue pour 132 700 francs, puis à nouveau délaissée, elle est rachetée par l'État en 1854. Grâce à l'intervention de Mérimée, elle échappe à la ruine. Depuis, les travaux de consolidation et de restauration se sont succédé. Ils étaient devenus d'autant plus indispensables que l'abbaye souffrait de l'exploitation de la bauxite à proximité.

Wikipédia Catégorie  : Patrimoine.

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