« Le Renard libre dans le poulailler ! » La CGT mobilise avec succès contre les lois Macron à Draguignan

Le 12 septembre 2017


Reportage Jean Claude Honnorat - Jean Marc Chabert


 

Plusieurs centaines de salariés ont arpenté les rues dracénoises ce mardi matin. Une première mobilisation de rentrée pour dénoncer une réforme que les syndicats qualifient de casse sociale. "L’heure est à la mobilisation générale ! Aujourd’hui, je ne vois pas de fainéants mais des travailleurs. Je ne vois pas de cyniques mais des salariés solidaires et combatifs. Je ne vois pas d’extrêmes mais des personnes défendant leurs droits et les droits collectifs, garantie du bien vivre ensemble."


En réaction à la récente formule du Président de la République, le message est clair. Gérard Battarra, secrétaire de l’union locale CGT de Draguignan, entouré des représentants de la FSU et de l’Union syndicale Solidaires, a fait entendre haut et fort ses revendications.

A leurs côtés, près de 500 manifestants – 380 de source policière –, ont battu le pavé des rues dracénoises pour dénoncer la réforme du Code du travail par ordonnances.



Sans oublier les traditionnels slogans scandés: "Macron... si tu savais... tes ordonnances où on se le met..."

 TOUS LES SALARIÉS CONCERNÉS

"Nous sommes mobilisés contre celle que l’on surnomme la loi travail XXL et qui s’inscrit dans la continuité de la loi “El Khomri”", poursuit le syndicaliste. Il faut faire comprendre aux salariés qu’ils doivent s’en mêler. Que cette énième réforme les concerne tous. Qu’elle accentuera la casse du Code du travail en imposant notamment la suprématie des accords d’entreprise, sur les questions de salaires, de temps de travail, etc."

"L’AMPLIFICATION DU “DUMPING SOCIAL”

Dans le viseur des syndicats: les ordonnances rendues publiques par le gouvernement le 31 août dernier. "Elles n’auront qu’un seul effet: l’amplification du “dumping social” tout en aggravant l’insécurité."

Et Gérard Battarra d’argumenter: "Dans un secteur comme celui de Draguignan qui comprend beaucoup d’entreprises de moins de 20 salariés, les organisations syndicales seront par exemple exclues des négociations sur les contrats de travail. Et si le salarié refuse la modification de son contrat en cas d’accord d’entreprise, il pourra être licencié pour cause réelle et sérieuse, sans aucune indemnité..."

Un Texte de Var-Matin  Catégorie  : Social.

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