MALPASSET : DES INFILTRATIONS PASSEES SOUS SILENCE ?

Le 29 janvier 2013:MALPASSET : DES INFILTRATIONS PASSEES SOUS SILENCE ?
Le Docteur German, le fameux « Toubib de la résistance » se souvient : Conseiller Général à l 'époque, il fut le témoin inopiné d'une réunion entre Edouard Soldani, Président du Conseil Général du Var et ses collègues de la Commission de l'Agriculture : Une lettre du Directeur des Ponts et Chaussées venait d'arriver et signalait des infiltrations importantes sur le barrage. La facture des réparations promettait d'être colossale : Le Président consulta ses collègues et selon le Docteur German, décida de passer outre et d'oublier cette lettre...S'agissait-il d'infiltrations sur la voûte du barrage ou autour des fondations ?
Aucune précision sur ce détail capital. Qu'est devenue cette lettre ?
Une nouvelle pièce portée à l'affaire de Malpasset, qui nous ramène à une origine technique de la catastrophe très loin d' une hypothèse récente et absolument pas vérifiée d'un hypothétique attentat du FLN algérien.
Enquête J.C.Honnorat oyapock55@yahoo.fr

EXTRAIT DU DOSSIER D'ENQUETE JUDICIAIRE :
"Le mécanisme probable de la catastrophe:
L'apparition de sources dans les rochers sur rive droite et en aval du barrage au cours des jours et des heures qui précédèrent le drame, associée aux études ultérieures sur les propriétés des roches, a conduit à la certitude que l'ouvrage avait subi l'effet très dangereux de souspressions, dont le résultat fut de le faire glisser vers l'aval d'une quantité sans doute faible mais certaine, peut-être seulement quelques centimètres au départ, ainsi que le montre le décollement observé à l'amont. Or, un tel phénomène entraîna inévitablement une modification de la répartition des poussées aux différents niveaux de la muraille et en particulier un accroissement considérable des poussées au niveau supérieur, poussées se transmettant à la roche par l'intermédiaire des deux culées. Hélas, la culée artificielle rive gauche, calculée pour un taux normal de charge, ne put résister à un excès de pression et, en reculant, provoqua sous l'ouvrage rive gauche l'ouverture de fissures béantes par suite de l'existence de failles jusqu'alors inconnues.
A partir de ce stade, les millions de mètres cubes d'eau retenus en amont allaient s'engouffrer dans ces fractures, littéralement soulever le barrage et l'emporter.
…/Enfin, et sur le plan administratif, joua une cause d'ordre tout à fait différent et dont on ne saurait minimiser l'importance. En effet, à l'époque à laquelle fut construit le barrage, seuls les ouvrages destinés à la production de force motrice étaient soumis au contrôle d'une commission spéciale composée d'ingénieurs qualifiés; les autres, dont celui de Malpasset destiné à l'irrigation, n'étaient soumis qu'au contrôle du service départemental ordinaire des Ponts et Chaussées. Et en pratique, pour ce dernier, eu égard à la personnalité de l'ingénieur conseil André Coyne, ancien ingénieur en chef des Ponts et Chaussées de renommée mondiale choisi par le Service du Génie rural, ni au stade du projet, ni au stade de l'exécution, le barrage ne fut l'objet d'un véritable contrôle ou même d'une discussion à laquelle aient participé des ingénieurs de compétence comparable."
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