« DESTRUCTIONS » Dernière visite à une prison condamnée

Le 18 mars 2016
 



Réalisation J.C.Honnorat, Prises de vues aériennes Yves Frebourg. 


Suite aux terribles inondations du 15 juin 2010 qui ont tué 25 personnes dans ce secteur, la prison de Draguignan implantée en zone rouge sera démolie en 2017. Un autre établissement a été reconstruit quelques kilomètres plus loin sur une parcelle non inondable.
Ce reportage montre l'état actuel de la prison. La boue a envahi tous les rez de chaussée, noyant cellules et ateliers. Tout est dévasté, cassé, brûlé : La prison a servi de site d'entraînement à la répression des mutineries aux ERIS, services de sécurité de l'Administration Pénitentiaire.
Sur ces images un groupe d'élus et de techniciens évoquent aussi la recherche de l'implantation exacte d'un cimetière Gallo-romain recouvert lors de la  construction de la prison.

Lors des inondations, aucun détenu ne fut touché : Les personnels de l'Administration Pénitentiaire eurent le réflexe immédiat d'ouvrir les cellules du rez-de chaussée, sauvant d'une horrible noyade 76 détenus. On mesura des hauteurs de plus de deux mètres dans ces locaux. Les 436 détenus du Centre Pénitentiaire furent transférés sous haute sécurité dans d'autres prisons. Une rumeur fantasmatique parcourut la ville, évoquant des détenus hurlant et suffocant aux grilles de leurs cellules fermées. Ceci fut vite démenti et l'histoire ne retient aujourd'hui que le courage et la rapidité d'esprit des personnels pénitentiaires dans ces moments dramatiques.

Le bilan définitif des inondations de Draguignan et de la Dracénie en juin 2010 est de 25 morts dont deux disparus. Là aussi le Préfet du Var dût menacer de poursuites les citoyens malveillants se plaisant à répandre des chiffres outranciers de victimes. 25 morts c'est déjà terrible, et si ce sinistre avait eu lieu l'hiver, on eut pu déplorer au moins autant de victimes par hypothermie qu'à la catastrophe de Malpasset en 1959, qui fit 430 morts. Un grand secours fut apporté aussi par tous les hélicoptères présents dans la région, sous réquisition des autorités préfectorales: on compta plus de 1400 hélitreuillages.

Le titre "DESTRUCTIONS" suggère aussi au sens second ce lieu de privation de liberté pour ceux qui ont souvent détruit leur propre vie et celle des autres. Un lieu chargé de souffrances dont il ne restera rien, sinon un mirador . (Conservé sur une initiative de Richard Strambio Maire de Draguignan, passionné d'archéologie et ancien Président de la Société d'études scientifiques et archéologiques de la ville. Il fut à l'âge de 40 ans le plus jeune Président de cette vénérable institution )    Article Jean-Claude Honnorat Catégories : Justice.

6 Commentaires

  1. Monsieur, Veuillez citer vos sources. Vous êtes sur une messagerie publique et vous vous exposez à des poursuites pour propagation de fausses informations et dénonciation calomnieuse contre des gens que vous citez nommément et qui seront en droit d’ester contre vous.
    Ce type de rumeur a circulé à l’époque, mais les chiffres définitifs de victimes sont restés à l’effectif de 26 personnes noyées. AUCUN détenu ne figure d’ailleurs à ce bilan. Tous les noms sont visibles sur le monument aux morts du 15 juin 2010 sur le rond point de Draguignan dédié à cette catastrophe. Ne rajoutez pas au malheur des survivants. Depuis 6 ans, s’il y avait eu une quelconque machination, elle aurait été largement démontée. Merci. J.C.Honnorat

    admin, 1 year ago

  2. En 2010 le #Var subissait de violentes
    inondations…
    Par Exemple L’eau est montée jusqu’au
    1er etage de la #prison de #Draguignan
    La presse a prétendu que tous les détenus avaient
    étés évacués….
    FAUX FAUX FAUX
    Les détenus qui etaient enfermé dans les Cachots
    en isolement ont tous péris NOYÉS
    En 2010 le directeur de la prison de Draguignan
    n’étais autre que mon Beau-Frère:
    Monsieur X….. #V…..
    Celui-ci avait déliberément choisit de les laisser mourir
    Décidément J’ai Vraiment
    UNE FAMILLE DE MERDE !

    Yan Lopez, 1 year ago

  3. Autre proposition déjà annoncée lors des élections départementales : Créer un espace de culture urbaine sur ce terrain…création d’ emplois et une nouvelle organisation collective dont on a bien besoin.
    Le coopération, la collaboration pour une société plus solidaire.
    Prêt à travailler sur le projet si besoin.
    Patrick Boulet

    Boulet, 1 year ago

  4. incroyable

    Arno, 2 years ago

  5. Quelle émouvante plongée dans cet univers carcéral noyé ! Rappelons que le choix du site (malencontreux) s’était fait au prix d’une expropriation du Domaine St-Hermentaire et de 10 années de procédure. Cet entêtement avait coûté très cher à la ville. La zone humide, partie du prieuré ancien avait retrouvé en 2010 sa nature profonde. Méconnaissance du passé historique et de la géographie est très dangereux. Les historiens de la Société d’Etudes n’avaient cessé de le rappeler (voir Bulletins). Les travaux de fondation s’étaient déroulés dans le plus grand mépris des richesses archéologiques enfouies (sauf pour les conducteurs d’engins…). L’avenir semble plus rassurant, avec la présence sur les lieux du maire, qui connait l’histoire, et de Mme Chérine Gebara, directrice du pôle archéologique départemental. Que l’on rende à St-Hermentaire la co-visibilité de cette partie de son domaine et l’agrément de la ville et sa richesse en seront renforcés . P. J. Gayrard, Société d’Etudes Draguignan

    Gayrard Pierre, 2 years ago

  6. Un beau parc à la place ca serait sympa..

    laura, 2 years ago


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